Soirée TOXXYC TOYZ et ARES au Pacific Rock

Samedi 21 août 2010 – C’est la réouverture des portes au Pacific Rock de Cergy-Pontoise. Et pour l’occasion, le groupe de métal TOXXIC TOYZ avait fait le déplacement de la région PACA. En guests, nous avons retrouvé le metal band ARES qui nous ont joué pour l’occasion quelques reprises…

TOXXIC TOYZ a vu le jour en 2003 sous le nom de BAD ANGELS. Mais le groupe s’agrandit peu à peu. Et celui-ci change de nom avec l’avènement d’un  métal plus progressif, que l’on connait aujourd’hui avec le premier album, « FEAR » en novembre 2007.

Toxxic Toyz au Pacific Rock (2010)Toxxic Toyz au Pacific Rock (2010)C’est en septembre 2009 que TOXXIC TOYZ verra l’arrivée de Dave McBee, chanteur venu des U.S.A. pour enregistrer le second album qui sortira en Europe le 24 septembre prochain, « MUTATION ».

Le line-up que nous avons donc découvert est avant tout d’une homogénéité remarquable. Que ce soit Fred Burst  ou Arvi Kaint à la guitare, Rick Pride avec ses fûts ou Tomy Bones à la basse, nos zikos jouent un métal très technique et aiment vous flanquer d’excellentes mélodies électriques sur fond de tempo musclé de batterie. Le vocal de Dave est des plus excellents, dans la mesure qu’il est originaire de Caroline du Sud il possède cette texture et accent pour « States » qui tinte avec une certaine jouissance à nos oreilles. Et les noctambules présents en cette soirée en eurent l’occasion de les apprécier à leur juste valeur…

TOXXIC TOYZ a pour projet de faire une petite tournée aux U.S.A. Nous leur souhaitons un « good luck » pour cette incartade américaine.

Toutes les photos de TOXXIC TOYZ au Pacific Rock

ARES en concert au Pacific Rock (2010)Mais n’oublions pas non plus le groupe-invité de la soirée, sans qui  cette soirée n’aurait peut-être pas eu lieu… ARES. C’est un groupe bien connu maintenant de nos fidèles lecteurs, par le fait que nous avons eu l’occasion de relater plusieurs de leurs concerts.

Mais pour l’occasion, et afin de changer quelque peu leur registre, « ABOUT METAL » en l’occurrence,  qu’ils ont joué quelques semaines auparavant en ce même lieu, ARES a tenu à faire quelques reprises. C’est ainsi que Damien, le chanteur, nous a, encore, incroyablement époustouflés de part sa puissance et limpidité vocale sur des titres tels que  Paranoïd, Metal Gods, Princess of the Night ou encore Symphony of Destruction… bref que du bonheur !!! Damien est toujours aussi bien entouré des épatants métalleux: Dan à la basse, Stéphane et Frédéric à la guitare et Franck pour la partie percussion… qui sont loin d’être des manchots sur une banquise.

Toutes les photos de ARES au Pacific Rock

Merci donc à TOXXIC TOYZ ainsi qu’à ARES pour cette très sympathique soirée. Nous vous mettons ci-dessous le boeuf  des deux groupes en toute fin de concert…

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Les pères du rock, Les Bourgeois de Calais, ont encore frappé fort

Samedi 24 juillet 2010 -  L’édition de « Rock au Minck » a fait une nouvelle fois sensation avec un parterre de près de 5000 personnes, quai de la Colonne à Calais. Les « pères du rock », dixit Les Bourgeois de Calais, groupe créé il y a bientôt 50 ans par Pierre Lachèvre (dit Pierrot), ont mis une sacrée ambiance sur scène comme dans le public présent en cette chaude soirée d’été. Les Bourgeois de Calais est, peut-être, le seul groupe qui soit resté avec ses membres d’origine, et de surcroit deux d’entre eux sont d’outre-Manche. C’est donc une belle amitié franco-anglaise qui était réunie ce soir sur cette scène annuelle du Rock au Minck.

Les Bourgeois de Calais - Rock au Minck 2010

Flash-Back

Les Bourgeois de Calais - Rock au Minck 2010C’est en 1958 que  les deux frères Pierre et Claude Lachèvre, avec leur cousin Patrick Legros, jouent avec ardeur sur leurs guitares sèches et banjos, en compagnie de leur ami d’enfance Jean-Guiguet (alias Bambino) qui frappe sur une batterie de fortune. Influencés par le rock d’outre-Manche, si proche de la ville de Calais grâce à son intense trafic maritime avec l’Angleterre, ils prennent le nom de guerre de Black’n'White. Grâce à des amis anglais, ils sont parmi les premiers à découvrir les disques de Lonnie Donegan. Bien vite ils sont attirés par les rythmes frénétiques des Shadows et de Cliff Richard. En 1960 ils électrifient leurs guitares, une Hoffner, une Ohio et une basse Hoffner, et les branchent sur des amplis Geloso de fabrication italienne. Plus tard ils joueront sur des Burns puis des Fender. Fiers de leur ville, ils prennent le nouveau nom de « Bourgeois de Calais ». Comme les parents des frères Lachèvre gèrent la légendaire Salle Centrale, rue de Vic, au cœur de Calais, c’est le lieu idéal pour les répétitions. De formation purement instrumentale, en 1961 ils évoluent comme leurs idoles en s’adjoignant un premier chanteur, rapidement remplacé par André Vasseur  qui, sans suivre totalement l’esprit d’Eddy Mitchell ou Dick Rivers, américanise à moitié son nom en André Gérald. Ce jeune étudiant de Boulogne-sur-Mer, qui a déjà remporté quelques radio-crochets, complète fort bien le groupe. Pour répéter avec eux il doit souvent faire en stop la trentaine de kilomètres qui séparent les deux villes. Tout en continuant leurs études, à l’exception de Jean Guiguet qui travaille à la Chambre de Commerce, les Bourgeois de Calais, après avoir mis au point plusieurs instrumentaux, classiques du rock et compositions personnelles, assurent leur baptême du feu le 14 juin 1961. Ce jour là ils participent au légendaire festival « Rock Across The Channel » à Calais où ils remportent la coupe du meilleur groupe européen face à des formations anglaises, belges, françaises et hollandaises, en première partie de Gene Vincent et de leurs idoles les Shadows. Un souvenir inoubliable. Puis, le 7 septembre 1961, toujours à Calais, ils sont les vedettes de l’arrivée de la première étape du Tour du Nord Cycliste, patronné par Nord-Littoral où le journaliste Robert Lassus (futur directeur de l’information à RTL) leur consacre un article élogieux. Cet événement se déroule devant 3 000 personnes enthousiastes au parc Richelieu de Calais.

Les Bourgeois de Calais - Rock au Minck 2010Les Bourgeois de Calais - Rock au Minck 2010Depuis quelques années, Les Bourgeois de Calais ont repris la route du rock’n'roll. Ils vont même sortir prochainement un nouvel album: REMARQUABLE NON !!! Après 50 ans de carrière, ces fringants rockers sont encore à vous balancer ces bons vieux riffs des années 60 qui, entre leurs mains, n’ont pas du tout vieillis. Contrairement à certains petits groupes de rock contemporains des environs, nous pouvons vous certifier que l’ami Pierrot est descendu de scène avec la chemise complètement noyée… Nos zikos du soir savent se donner à fond sur les planches pour le plaisir de leurs fans de toujours. Jeff Parker, le chanteur, avec son accent « so british », aime bien dialoguer avec le public et adore les boutades. Les sons ne sont plus à 100% ceux d’origine, ils ont,  quelque peu,  été retravaillés… cela tinte agréablement à l’oreille.

A savoir que Les Bourgeois de Calais vont fêter en fin d’année leur cinquantenaire en la salle du C.C.G.P. de Calais le 5 décembre prochain. Mais la veille sera réservée à la reprise des songs du rock’n'roll band par des groupes locaux, tels que ZOE… qu’on se le dise !!!

En tous cas, merci à nos pères du rock d’avoir relevé encore une fois le défi et merci aussi pour ce concert fabuleusement interprété.

Toutes les photos du concert des Bourgeois de Calais

Les Bourgeois de Calais - Rock au Minck 2010Les Bourgeois de Calais - Rock au Minck 2010

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Korn, « Korn III – Remember Who You Are »

Depuis 2002 et l’album Untouchables, les sorties d’albums de Korn s’accompagnent toujours de grands débats. Le groupe de Bakersfield a en effet divisé son public suite aux diverses expérimentations réalisées avec plus ou moins de succès. Pour cette année 2010, le groupe nous promet un retour aux sources avec un troisième album éponyme, sous titré «Remember who you are ».

Korn III Remember Who You Are

La pochette renvoie clairement à celle de leur premier album, mais qu’en est-il du contenu de l’album en lui-même ? Le plus gros constat est l’abandon des sonorités électro qui étaient apparues sur les deux derniers opus, ici plus d’expérimentation.  Davis and co sont revenus à une formule simple de guitare, basse et batterie. Le tout rappelle bien les premiers albums, ce qui peut paraître tout à fait logique au vu des morceaux joués en live sur les dernières tournées. Brusque retour en arrière après les quelques expérimentations qui ne déplaira pas aux fans du Korn des débuts. Retour aux sources réussi donc, mais qui ne réunira peut-être pas les fans pour autant.

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Faster 69… comme à la maison

Samedi 17 juillet 2010 – Petit tour par le Pacific Rock où jouaient deux groupes, tribute heavy metal. Heavintage assurait la première partie de la soirée puis laissa place à Faster 69. Deux excellents groupes que les Onyxiens ont découvert lors de ce spectacle des plus sympas…
Faster69 au Pacific Rock (2010)

Heavintage

Heavintage au Pacific Rock (2010)C’est un groupe d’Ile-de-France composé de Titi pour la partie vocale, Roméo à la guitare, Franck à la guitare solo, Marco à la basse et un tout nouveau batteur. Le registre de Heavintage: très simple, voici la set-list ces songs qu’ils ont joué…

  • Wild flower
  • Gimme all your loving
  • Wicked game
  • We want to rock’n'roll
  • Beds are burning
  • Always on the run
  • The other side of me
  • Rock and roll outlaw
  • Antisocial
  • Highway to hell
  • Smode on the water

…un large registre donc: The Cult, ZZ Top, Chris  Isaak, Kiss, Peter Garrett, Lenny Kravitz,  Rose Tattoo, Trust, AC/DC, Deep Purple… Excellent répertoire pour ce metal band qui nous a apparu très « zen » à l’esprit « rock’n'roll »… et surtout « très au sud de l’Australie » (lol). Nous avons donc retrouvé toutes les bonnes sonorités et rythmiques des années 70′s… Là où le rock’n'roll est avant tout un art de vivre.  Thanks à notre pléiade de métalleux pour cette somptueuse illustration rock’n'roll à la cool…

Retrouvez toutes les photos de HEAVINTAGE

Faster 69

Faster69 au Pacific Rock (2010)Faster Sixty-Nine, groupe français possédant un « pied-à-terre » en Allemagne, a joué pareil tout comme… si nous étions à la maison. Pour commencer c’était avant tout Olivier (guitare et voix d’accompagnement) qui jouait à domicile et a passé du bar à la scène en quelques minutes… accompagné de Patrick au chant, Kalou à la basse et Pascal à la batterie… A la maison, disions-nous ! En effet, la prestation scénique de Faster 69 a été un énorme et formidable boeuf entre potes, bien que nous soyons nombreux à être présents au Pacific Rock. Faster 69, tribute heavy metal, prenait l’avis du public afin de savoir ce qu’ils allaient reprendre comme titre: trop génial non ?! Par contre Elektra voulait du Megadeth et Bryan du Rammstein… euh… bon, nous l’avions peut-être pas crié assez fort (lol).

Mais c’est donc avant tout un véritable pied d’enfer que le public présent a pris avec Faster 69. C’est un groupe qui sort du commun. Patrick possède une arrogance vocale des plus sompteuses. Quant à Olivier, suivi de Kalou, se faisaient de véritables trips  damnés: deux zikos des plus pro en matière de jouer de la gratte. Nous n’avions pas vu un guitariste de la trempe d’Olivier jouer véritablement de l’intérieur. Il jouait avec une certaine rage au ventre qui faisait  que ses doigts couraient allègrement le long de sa gratte, le tout les yeux fermés: là, nous devons dire « chapeau bas l’Artiste » !!! C’était un réel plaisir à voir et à écouter…  nous avions l’impression de nous croire littéralement dans notre salon, avec des zikos faisant un somptueux boeuf de bon rock’n'roll. Malheureusement, vers 1 heure du mat’ il a fallu se rendre à la dure réalité des choses et reprendre la route avant même que la délirante soirée soit terminée, car 3 h 30 de trajet nous attendait: couche-couche papates en rond vers 4 h 45 pour de délicieux et merveilleux rêves de métalleux…

Retrouvez toutes les photos de FASTER 69

Nous remercions ces deux metal bands pour le plaisir intense  qu’ils ont su prodiguer à l’assemblée présente.

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A la découverte de RAMMSTEIN

Ce soir, nous partons à la découverte du groupe allemand de métal/indus RAMMSTEIN. Cela a toujours été un groupe hors-norme. Et un certain préjugé s’est même installé autour de ce groupe. Nous avions bien souvent ouï parler que ce groupe n’était la panacée sur le plan musical  qu’à 50%, voire même pas du tout; que certaines songs étaient géniales et que d’autres étaient quasi-nulles…

Le Webzine Onyx Metal a donc fait le déplacement jusqu’à Arras, préfecture du Pas-de-Calais. Le concert commença aux environs de 22 h 30. Le grand rideau noir qui masquait la scène tombe et  de gros pétards retentissent bruyamment: la scène s’illumine sous des jets de gaz enflammé… Le spectacle s’annonce tambour battant. Le metal monte doucement en puissance et la voix de Till Lindemann retentit, cette voix même qui sonne telle un marteau sur une enclume. La langue allemande n’a jamais été faite pour les vocalises car très brutes. Mais, là, soudainement, nous découvrons de la part de Till et de ses compagnons (Richard Zven , Kruspe à la guitare, Paul H. Landers à la guitare, d’Oliver « Ollie » Riedel à la basse, de Christoph « Doom » Schneider à la batterie et de Christian « Flake » Lorenz au clavier), de véritables morceaux de metal industriel qui sonnent agréablement à l’oreille. Les songs sont jouées d’une manière mélodieuse tout en restant très poignantes et musclées. C’est donc un Rammstein grandiose que nous découvrons en cette douce soirée estivale. C’est un groupe qui a ses détracteurs, comme nous en parlions au début de cette chronique. Mais Elektra & Bryan ont objectivement été complètement conquis du début à la fin: l’apothéose. On peut même dire que Rammstein est à la scène métal ce qu’un voyage de noce à Venise est pour un couple de jeunes mariés…

Petit flash-back sur ce metal band créé en 1994 afin de mieux discerner l’ampleur du concert Le nom du groupe provient de la ville de Ramstein, en référence à un crash survenu lors d’un meeting aérien sur la base aérienne américaine de Ramstein en 1988, dans lequel de trop nombreuses victimes furent à déplorer. Les membres du groupe écrivent une chanson sur ce thème et l’intitulent « Rammstein ». Paul Landers, Christoph Schneider et Christian Lorenz pensent alors appeler le groupe Rammstein-Flugschau (« Meeting aérien de Ramstein ») contre l’avis des trois autres membres. Le metal band  finit par opter  en fin de compte pour « Rammstein ». La lettre « m » a été doublé au départ par inadvertance mais le groupe décidera plus tard de garder cette erreur. Les zikos avaient à l’origine diverses influences comme Kiss, AC/DC mais également Black Sabbath, Deep Purple, Sisters of Mercy, Ministry, Nine Inch Nails, et… et… Jean-Michel Jarre. C’est peut-être pour cela que l’on retrouve dans la musique de Rammstein une très confortable part de synthétiseur géré par Flake donc.

C’est en 1997, avec leur second album « Sehnsucht », que Rammstein connaît un véritable succès en Allemagne qui se répand peu à peu sur le reste de l’Europe et se distingue par l’importance des effets pyrotechniques durant leurs concerts. Et quand nous disons « distinguer » ce n’est qu’un vain mot. Tout le concert est basé sur des jaillissements de flammes de plusieurs mètres de haut et où l’on ressent à près de 50 mètres la chaleur intense; des départs de feu d’artifice; des canons à neige… La mise en scène est quasiment minutée. C’est une véritable chorégraphie, voire un doux mélange de pièce de théâtre, de mise en scène de cirque… presque qu’une « comédie » musicale metalleuse !!!

Les effets calorifiques sont énormes et démesurées parfois. « Gazoline » servira de prétexte pour enflammer un homme à partir d’une pompe à essence reconstituée. Le gars court pendant plusieurs minutes sur scène, le corps en flamme… pour finir par être éteint à l’extincteur par des pompiers… Bref, Rammstein a l’impression de vivre et possède  l’envie de faire revivre sur scène cette effroyable tragédie de 1988 de Ramstein.

Cela donne un spectacle des plus époustouflants. Et tout en restant objectif, on s’en demanderait presque si le public présent, qui n’avait pas l’apparence de métalleux, si ce public n’appréciait pas, plus le concert par tous ces effets pyrotechniques, que pas l’excellence des songs jouées en elles-mêmes. Est-ce que tout cette attraction ne prenait pas en quelque sorte le dessus au superbe concert musical ?

Nous ne mettrons qu’une seule photo du concert car au vue de la taille de cette flamme qui sort de la bouche d’un zikos dont on voit la tête en bas à gauche, il ne faisait pas bon vivre au pied de la scène lors d’un concert de RAMMSTEIN

Rammstein en concert en 2010 en France

Dans tous les cas, nous ne pouvons que recommander ce groupe allemand à tous les métalleux, car cet art de combiner les sons purs metal et cette voix rauque n’appartient qu’à l’excellent Rammstein !!!

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