20 juin 2010 – Nous assistons cette année à la journée de clôture du HELLFEST version 2010. Et ce fut une véritable fête d’enfer à Clisson où s’étaient réunis près de 70.000 de fans du metal. Et en ce dimanche, Onyx Metal a suivi les concerts des seize groupes de métal présentés alternativement sur les scènes principales, si ce n’est Blaspheme que nous avons raté dû à notre léger retard. Voici donc la chronique et ses différentes galeries de photos…

Vulcain
Une très grande figure du blason heavy/métal français des années 80 était présent avec un line-up sous la forme d’un trio composé de Daniel PUZIO, Vincent PUZIO, Marc VAREZ. Ils eurent même une patate d’enfer en cette fin de dimanche matin. Ils nous ont joué un putain de bon rock’n'roll à en réveiller les campeurs qui auraient encore du mal à émerger de deux précédentes journées torrides. Très agréable moment donc; et surtout du grand Vulcain !!!

Sabaton
Sabaton a été formé en 1999 à Falun, en Suède lorsque les membres d’un groupe appelé « Aeon ». La formation est composée de Joakin Brodén (vocal), Oskar Montelius (guitare), Daniel Mullback (batterie), Pär Sundström (basse), Daniel Myhr (clavier) et Rikard Sundén (guitare). Donc pas moins de six zikos sur scène à nous prodiguer un métal très brut mais à la fois mélodieux. Sabaton est un groupe très apprécié et cela commença à chauffer sur le tarmaque du Hellfest pour cette bataille des temps modernes des plus musclés.
Freak Kitchen
Voici un trio également venu de Suède, composé de Mattias Eklundh (guitare, vocal), Chris Ortefors (basse, vocal) et de Bjorn Fryklund (batterie). Freak Kitchen est avant tout un métal très rythmé et fantaisiste à la fois, ce style de musique quelque peu hors-normes. C’est un groupe très apprécié dans le monde entier et notamment au Japon. Ce métal band est insolite donc aussi bien sur le plan musical que sur leur look, lorsque l’on voit Chris avec son casque et son gilet pare-balles. A découvrir pour ceux qui ne connaissent pas.
Eluveitie
Il est composé de huit zikos (zikos mis pour musiciens et que cette fois , l’on peut conjuguer au féminin): une véritable invincible armada. C’est un groupe hors-challenge qui nous ont sorti flutes, violes, violons, cornemuses, guitare, basse, batterie. Eluveitie c’est avant un death/métal mais orienté celtique. L’abstraction rendue est épatante époustouflante délirante… Ce groupe possède deux charmantes musiciennes pratiquant parfaitemement l’art du headbangging comme on le voit sur cette photo. Eluveitie est un groupe stupéfiant qu’il est bon de découvrir, voire à ne pas rater.
Primal Fear
Groupe de heavy/métal d’outre-Rhin, le line-up est composé de Ralf Scheepers (chant), Stefan Leibing(guitare – clavier), Henny Wolter (guitare), Mat Sinner (basse / voix d’accompagnement) et de Randy Black (batterie). Mais ce n’est pas du simple heavy, car déjà Ralf (ex Gamma Ray) possède une voix des plus aigüe et limpide. Quant à la rythmique, un excellent et merveilleux bon thrash/métal. Et voilà:enveloppé, c’est pesé !!! Primal Fear vous envoie plein la tronche, vous prenez une sacrée claque… que du bonheur !!!
Ensiferum
Mais que voyons-nous surgir sur la scène: quatre Finlandais torses nus et vêtus de kilts… En plus ces zikos étaient attendus de pied ferme: plusieurs fans avaient même apporté leur drapeau ou étendard au sein du public. Bien sûr arrivé du grand nord, Ensiferum était venu jouer un metal viking teinté de folk. Le thème de ce metal band est d’entrer dans la peau des guerriers nordiques d’antan. Et on peut dire que le conversion était au rendez-vous avec la meute de fans agglutinée au bastingage de l’avant-scène…
U.D.O.
Du métal façon allemand, pur, dur, résonnant et efficace ! Que résumer de plus de cet excellent concept formé par Udo Dirkschneider (The Voice), Stefan Kaufmann (guitare), Igor Gianola (guitare), Fitty Wienhold (basse) et Francesco Jovino (batterie). Petit rappel, c’est en 1987 que Udo formera le groupe après son départ du groupe ACCEPT. C’est donc avec plus de 20 ans années de carrière que U.D.O. règne toujours en fleuron sur le métal allemand. Et ils nous ont prouvé qu’ils sont toujours au coeur même de l’actualité du métal par leur admirable prestation à ce Hellfest 2010.
Behemoth
Nous admettons que nous avions une certaine réserve sur ce groupe que nous ne connaissions nullement. Car déjà le black/métal est généralement lourd à digérer. La très grosse différence de Behemoth est surtout leur présence sur scène: délirants costumes, grimages à donf, support de micro à la Stargate… bref tout est fait pour vous plonger dans l’univers de brutalité extrême de leurs songs. Nos quatre zikos, venus de Pologne, vous envahissent complètement d’un metal très technique, mélodique à la fois et si efficace…
Saxon
Nous faisons face à un groupe des « poilus » du heavy/métal qu’il n’est pas besoin de présenter, si ce n’est que le groupe a connu de grandes gloires dans les années 70′s. Et aujourd’hui ils sont toujours dans la pleine forme de leur prestige. Ils nous ont balancé ce bon vieux métal made in England et si bon à l’écoute que sur scène. Ils dépotent un max comme à leur habitude. Saxon c’est avant tout un culte, celui de l’Art du heavy: une perpétuelle effervescence des nos organes sensoriels.
Devin Townsend Project
Dénominé comme étant « le Canadien le plus déjanté », Devin Townsend possède avant tout une voix des plus claires et des plus limpides; c’est l’atout majeur que l’on peut lui attribuer. Mais, néanmoins, c’est un peu le style de métal qui a tendance à se barrer de tous côtés: pas de réelle signature à ce projet tout en ailleurs une réelle. C’est un métal moderne qu’on a quelque peu du mal à adhérer complètement: pesant mais à la fois entrainant. Bref, Devin est au métal ce que Salavator Dali est à la peinture.

Stonesour
Groupe de rock originaire des U.S.A, Stonesour possède de nombreuses influences tels que les Beattles, Metallica or Alice in Chains. Le band est composé de James Root et Josh Rand à la gratte, de Shawn Economaki à la basse et de Roy Mayorga à la batterie. Stonesour c’est avant un rock entremêlé d’acoustique mais aux sonorités rock orienté grand public, passe-partout. Néanmoins le groupe nous a offert un set assez musclé et énergique.
Exodus
Le groupe californien était visiblement très attendu pour cette finale du Hellfest. Le metal band dont la zik composée de bons riffs de grattes et de la voix de Gary Holt, est jouée sur un rythme très thrash. C’est donc un metal très énergique et musclé. Les fans d’Exodus ne s’y trompent jamais. Et ce fut l’occasion de pratiquer le plus grand nombre de slams à la minute: pas une minute pour souffler de la part des membres de la sécurité. C’était l’hystérie quasi-collective: un grand moment du metal comme on aimerait en voir plus souvent…
Motörhead
Le mythe en matière de mythe du rock/métal anglais, c’est avant tout le look et la voix des plus stylés de Lemmy Kilmister (basse) qui a fait la renommée du groupe. Accompagné de Phil Campbell à la guitare et de Mikkey Dee à la batterie, Motörhead était incontestablement l’une des têtes d’affiche du Hellfest 2010. Ce fut un réel plaisir de découvrir cette légende essentielle du metal.
Slayer
Voici un très grand nom du thrash/métal made in USA. A leur arrivée sur scène, on voit tout de suite que le metal band ne fait pas dans le lycra. C’est LE groupe qui vous scotche littéralement. Très agressif et puissant, la Slayer-mania vous envahit totalement: c’est la soumission complète à l ‘écoute de la voix prenante de Tom Araya, des speed riffs de Jeff Hanneman et du colossal Kerry King: un sérieux moment de béatitude métallissime de ce Hellfest. Trop court, peut-être, comparé à l’amplitude des songs de leur carrière…
Kiss
L’ultime final de cette cinquième édition du Hellest est revenu au groupe KISS. Rappelons que le groupe est né dans le Queens à New York en 1973 par le guitariste Paul Stanley et le bassiste Gene Simmons. Le groupe a connu depuis ses 37 années de continuité différents changements au sein de ses membres. Le line-up actuel est composé de Paul Stanley à la guitare, de Gene Simmons à la basse, de Tommy Thayer à la guitare et de Eric Singer à la batterie.
Ce fut une formidable occasion de la part du groupe Kiss de faire reprendre en choeur et « a capella » au très nombreux public présent, en cette fraiche soirée, l’hymne national français alors que ce dernier a bien souvent été sifflé et hué lors de match de football: nous devons dire « chapeau bas les gars »… il n’est pas si mauvais que l’on veut bien dire ce public des métalleux !!!
L’édition de la cinquième année du Hellfest s’est très bien déroulée. Il se pourrait que l’année prochaine le plus grand festival de métal de France se déroule sur quatre jours…














Surpris par ce metal band dans un premier temps, par le nombre de zikos que comporte le groupe: nous avions l’impression d’être face à une véritable cavalerie qui allait nous piétiner par leur death/métal/hardcore. En effet, la particularité du groupe est de posséder deux chanteurs, l’un en voix death/metal et le second en hardcore. Et donc surpris une seconde fois, par ce concept de mixer ces deux composantes vocales qui se marient à merveille. CWB possède une zik des plus musclées, une tempête sur un désert de sable. Le line-up présent en cette soirée était composé de Loys et Vince (voix), Umberto et François (guitares), Dav (basse), Seb (batterie) et Mary (clavier). Donc deux voix, deux grattes, une basse, la batterie, le tout est parsemé de la dextérité de Mary, ainsi que de ses headbanggings…
Nous avions découvert ce groupe de thrash/death/metal en janvier 2009 à Lille dans un café-concert. Le fait de les découvrir sur une véritable scène « grandeur nature » nous a laissé une agréable impression. En effet, nous avons pu nous sustenter pleinement de ce metal band. Avec Jérôme au chant qui nous délivre un vocal de death bien équilibré, Fred à la gratte qui nous libère ses bons riffs thrash, Tom à la basse qui nous balance ses bonnes harmoniques et Eddy qui nous englobe le tout de ses rythmiques de percussions, Wild Karnivor nous convie à bouger, à vibrer aux gros sons lourds du death/métal.
Petit rappel… si besoin est (réellement ?): Loudblast est le groupe innovateur de la scène death metal en France des années 80. Formé à Lille, la véritable empreinte de ce métal band est avant tout la voix burnée de Stéphane: ce vocal au timbre si particulier. Mais Loudblast c’est également une bande de zikos qui se sont faits et défaits, tous aussi bons les uns que les autres. L’ensemble a toujours su créer sa véritable estampille, un label « made by Loudblast ». Cela donne un son assez lourd et bien balancé, mais également des fans très fidèles qui les suivent depuis de nombreuses années.
LOUDBLAST a conquis par un franc succès cette soirée métal à Frévent dont c’était la première édition.Ils nous ont joué par moins de 17 titres au total:
Groupe de metal originaire de Californie, il est composé de LZZY HALE pour la partie vocale et guitare, de JOSH SMITH à la basse, de JOE HOTTINGER à la guitare et du délirant AREJAY HALE à la batterie. La rockeuse possède une bonne texture de voix, elle balance bien la purée… Le groupe en lui-même est bien homogène. Et on est en droit d’estimer que si Dave les a mis en ouverture de concert, c’est que HALESTORM ce n’est pas de la guimauve. Ils nous ont joué sept titres.
…et ce fut à cette heure précise, que les véritables clameurs envahissent l’immense salle de l’Aéronef de Lille. Nous avons croisé un fan de MEGADETH, par là même occasion. Et une fois n’est pas coutume, nous lui avons donné la parole…
Cette petite chronique a été réalisée donc par notre ami










